CAMPAGNE 12 MOIS 12 ACTIONS

AOÛT - SURDITÉ: FAVORISER LA COMPRÉHENSION
Les personnes sourdes et malentendantes (SMlt) ont un accès limité aux soins, à cause d’ un manque d’adaptation du système à leurs besoins dans la communication et de lacunes dans la formation des professionnel·le·x·s.

SEPTEMBRE - CONTACT AVEC LA NATURE
En Europe, 75% de la population vit en milieu urbain et est peu en contact avec la nature. Or, on reconnaît de plus en plus que ceci contribue à une augmentation des maladies et que, à l’inverse, le temps passé près des espaces verts et de la biodiversité a un effet bénéfique sur la santé.

OCTOBRE - PLACE À LA PRÉVENTION
La prévention, c’est éviter d’être malade ! Ainsi, pas besoin de médicaments ni d’examens complémentaires, responsables d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais c’est aussi éviter les substances nocives pour notre santé et celle de la planète. Adoptons de bons comportements pour prévenir les maladies et préserver la biodiversité.

NOVEMBRE - RHUME, TOUX, MAL DE GORGE: PRIVILÉGIER LES TRAITEMENTS NATURELS
Les infections des voies respiratoires supérieures (IVRS) sont très fréquentes (rhume, toux, mal de gorge) et majoritairement d’origine virale. Les traitements pharmacologiques courants n’influencent pas leur évolution et augmentent l’empreinte carbone du système de santé (les médicaments représentent environ 1/5 de l’empreinte carbone du système de santé). Privilégier des traitements naturels offre des avantages significatifs pour les patients et l’environnement.

DÉCEMBRE - RÉDUIRE LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
La surconsommation d’examens complémentaires se réfère à la réalisation d’examens qui s’avèrent superflus pour les patient-es. Cette pratique peut présenter des risques pour la santé en entraînant un surdiagnostic, des traitements et des coûts inutiles, et parallèlement une consommation d’énergie et une pollution non négligeables. Il est donc crucial d’établir des recommandations claires et d’impliquer activement les patient-es dans les décisions quant à leur prise en charge.

JANVIER - GROSSOPHOBIE: LUTTER CONTRE NOS PRÉJUGÉS
L’obésité est une maladie multifactorielle fréquente comprenant des aspects biologiques, psychologiques, sociaux et économiques. Les personnes en situation d’obésité sont la cible de préjugés, stéréotypes et de discrimination, notamment dans le milieu médical.

FÉVRIER - IDENTIFIER ET COMBATTRE LE RACISME DANS LES SOINS
La Suisse, comme d’autres pays, n’échappe pas au racisme dans le domaine de la santé. Il peut se manifester à plusieurs niveaux : structurel, institutionnel et individuel (interpersonnel ou intériorisé). Dans ce contexte, le racisme, qu’il soit intentionnel ou non, peut être exercé par des professionnel·les de santé envers des patient·e·s autant que par des patient·e·s envers des professionnel·les. Dans une perspective intersectionnelle, le racisme peut se combiner à d’autres formes de discrimination (genre, classe sociale, statut migratoire) et renforcer les vulnérabilités ainsi que les iniquités de soins.

MARS - BIAIS DE GENRE: LES RECONNAÎTRE POUR MIEUX LES ÉVITER
Il existe de nombreux biais de genre dans la pratique médicale menant à des retards ou erreurs diagnostiques. Ils comprennent des biais dans l’expression et/ou l’interprétation des symptômes pour certaines maladies, une mésattribution plus fréquente à une cause psychosomatique chez les femmes, un manque de données sur certaines maladies spécifiques aux femmes (endométriose par ex.) et enfin un manque de formation médicale sur ces enjeux.

AVRIL - DÉSTIGMATISER L'USAGE DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES
En Suisse, 24% de la population déclare avoir consommé du tabac, 83 % de l’alcool, 4 % du cannabis, et 1,9 % d’autres substances (cocaïne, LSD, etc.) au cours du dernier mois, pour le plaisir, la détente, contre un mal-être, une anxiété ou des douleurs. La majorité des personnes consommant des substances ne présente pas un usage problématique. Toutefois 10 à 20 % d’entre elles nécessitent une prise en charge et sont souvent sujettes à la stigmatisation. Celle-ci limite l’accès et la qualité des soins, ce qui peut mener à des conséquences négatives sur la santé et impacter tous les domaines de la vie.

MAI - LGBTQIA+: PRATIQUER UNE COMMUNICATION INCLUSIVE
En suisse, 1 personne sur 8 s’identifie comme LGBTQIA+. Les personnes LGBTQIA+ présentent un risque plus important de mauvaise santé psychique et somatique que la population générale. Ces inégalités de santé s’expliquent par une exposition accrue à des micro-agressions, des violences et des discriminations ainsi que des barrières d’accès aux soins, y compris un manque de compétences spécifiques du personnel de santé. Ces difficultés impactent leur confiance envers le système de santé et les conduisent deux fois plus souvent que le reste de la population suisse à renoncer aux soins.

JUIN - EXPLORER LE PARCOURS MIGRATOIRE POUR MIEUX SOIGNER
Le parcours migratoires de personnes réfugiées les expose à des facteurs néfastes pour leur santé: violences avant et pendant le trajet: discrimination systémique dans le pays d’accueil (procédure d’asile complexe, barrière de la langue, conditions précaires de logement). Ces expériences influencent le tableau clinique et la prise en charge. Aborder ce vécu crée un lien de confiance et améliore la qualité des soins.

JUILLET - HANDICAP INTELLECTUEL: RESPECTER LE CONSENTEMENT
Les personnes avec un handicap intellectuel représentent près de 3% de la population. Elles sont souvent exclues des décisions de soins, sous prétexte de leur différence, et ont peu l’occasion d’affirmer leur autodétermination. Pourtant, selon la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU, elles ont les mêmes droits que tout le monde. Quel que soit le degré de déficience, il est fondamental de considérer leur avis, d’obtenir leur consentement durant l’évaluation clinique et de les inclur e dans le processus de décision partagée. La capacité de discernement doit être présumée et l’incapacité, démontrée.
Plus d’informations sur le site de: 12mois12actions.ch
